Notre histoire

L’origine du nom demeure obscure. En 1287 apparaît la paroisse d’Oolum. Le nom évolue au fil des siècles et devient la forme actuelle d’Oulon.

La paroisse comprenait, semble-t-il, plusieurs fiefs rachetés par l’hôtel-Dieu Saint-Didier de Nevers (acte signé le 14 mai 1708), ceci grâce au legs de Charles Roy, conseiller du roi Louis XIV. Il précise, dans son testament, la destination des revenus de ces biens : « Le revenu sera employé à la subsistance nourriture l’entretien des personnes de l’un et l’autre sexe, malades, vieillards, estropiés mutilés de leurs membres, aveugles, hors d’état de gagner leur vie… de plus à faire apprendre… aux pauvres enfants de l’un et l’autre sexe afin que travaillant tous, ils évitent la fainéantise et la mendicité et gagnant par ce moyen leur vie et celle de leur famille ils ne soient aucunement à charge au public et au particulier ».

Histoire du village d'Oulon, Charles Roy
Charles Roy, lieutenant civil et criminel, bienfaiteur, peint par Louis Pomey

Les acquisitions

Les acquisitions de 1708 se composaient des biens suivants : Le Domaine du Vieux Château comportant également prés, pâtures et terres à blé. La maison d’habitation comprenait les restes d’un château avec escalier en colimaçon et caves voûtées.

Le Domaine de Marolles (160 ha) avec habitation et terres particulièrement favorables à l’embouche.

Le Domaine Neuf avec maison, cour, jardin, pâtures et prés propices à l’élevage des bovins, terres à blé. Une vigne, mal exposée, fut transformée en labour en 1757, car « sujette à la gelée », elle était « plus à charge qu’à profit ».

En 1790, lors de l’élection du président de l’assemblée communale, tous les citoyens furent convoqués à l’église. C’est le « sieur Moreau, curé » qui fut élu. Il fut sommé de prêter serment. De 1791 à 1793, il rencontra de plus en plus de difficultés à remplir sa mission municipale et il eut, de ce fait, des démêlés avec les commissaires du district de La Charité.

En 1801, l’hôtel-Dieu est rattaché à l’Hôpital de Nevers ouvert en 1673. Les propriétés d’Oulon entrent dans le patrimoine de l’hôpital, devenu ensuite Centre hospitalier. Cet établissement a continué au cours du XIXe siècle à acheter des biens à Oulon.

Une vie agricole

Le village continue à vivre de l’agriculture. Le 23 juillet 1851, un ouragan d’une violence inouïe dévaste le secteur sur une largeur de 10 lieues, les récoltes sont anéanties, les arbres déracinés et les toitures arrachées. Des épidémies s’abattent sur la région : le choléra et en 1858, le croup qui fait de nombreuses victimes, même chez les adultes. 

En 1891, la population de la commune est de 319 habitants, dont 289 dans le bourg. À ce moment-là, Oulon possède déjà une école mixte. 

La fête locale se tenait le 24 septembre ou le dimanche suivant. Elle perdura jusqu’en 1976, c’était la Saint-Andoche. 

L’exode rural frappe durement la petite commune, mais entre 1900 et 1940, quatre grandes exploitations agricoles continuent à exploiter la terre et emploient selon les travaux de 20 à 25 ouvriers. À côté, une vingtaine de petites exploitations familiales survivent ainsi que quelques bûcherons et des artisans : un menuisier, un charron, un forgeron, un maréchal-ferrant, des sabotiers. L’approvisionnement de base est assuré par deux cafés-épiceries. 

L’école religieuse disparaît, les enfants utilisent désormais le transport scolaire. 

En 1936, l’électrification de la commune apporte un confort appréciable ainsi que l’adduction d’eau qui a lieu en 1950. Plus besoin d’aller au puits et même au lavoir bien que celui-ci ait été restauré en 1970 ; il ne sert plus aux laveuses, mais les touristes l’apprécient. 

Le château

Aucune trace d’un château seigneurial ne subsiste. On appelle aujourd’hui « Château » une construction basse bâtie sur une belle cave voûtée en berceau datant peut-être du XVIe siècle. La façade est flanquée d’une grosse tour ronde dont les ouvertures ont été remaniées. 

Histoire du village d'Oulon, la ferme auberge
La ferme auberge d’Oulon

Elle renferme un élégant escalier à vis partant de la cave et aboutissant à une porte dont l’ouverture en anse de panier est surmontée d’une curieuse lucarne horizontale. Maintenant c’est la ferme auberge du Vieux Château, une table gourmande en toute saison.

L’époque moderne

Dans la seconde moitié du XXe siècle, l’Hôpital de Nevers vend ses possessions d’Oulon afin de financer les agrandissements de ses locaux et surtout de créer un bloc chirurgical moderne : la maison du Bourg, la maison de l’École religieuse, le Domaine de Marolles, le Domaine du Vieux Château, le Domaine Neuf, le Domaine de l’Étang et une partie de sa forêt.

Le 1er avril 1964, la commune acquiert l’Étang.

À proximité de l’église, deux très vieux tilleuls auraient été plantés sur ordre de Sully, ministre du roi Henri IV, après la signature de l’Édit de Nantes (1598) établissant les conditions dans lesquelles les protestants pouvaient exercer leur culte. Ces arbres devaient alors symboliser la paix retrouvée après les guerres de Religion. 

Histoire du village d'Oulon, vieux tilleul près de l'église d'Oulon
L’un des vieux tilleuls à droite du porche de l’église

Le choix du tilleul n’est peut-être pas innocent, en effet ses fleurs ont des vertus médicinales reconnues, on en fait des tisanes apaisantes !

L’un d’eux n’a pas résisté aux outrages du temps.
Sylviane Jurquet

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