L’église Saint-Andoche

Histoire et description de Saint-Andoche, l'église d'Oulon, vue sur la façade de l'entrée

Érigée au XIIe sur un plan rectangulaire, elle a subi de multiples modifications aux XVIe et XIXe siècles : adjonction de deux chapelles formant désormais un transept, remaniement de la façade. 

Le chevet est à pans coupés à ouvertures en plein cintre. Les modillons sculptés soutenaient la corniche au ras du toit ; leur emplacement, plus bas, prouve que cette partie a été modifiée. 

Les murs des deux chapelles rajoutées au XVIe sont étayés par des contreforts massifs.

Le clocher carré, anglé par des contreforts peu élevés a sans doute été érigé au XVIe, mais remanié au XIXe. De petites baies géminées en plein cintre éclairent chacune des faces, au-dessus d’une moulure. Il renferme une cloche datée de 1580. La façade, à l’ouest, a été modifiée au XIXe après le passage de l’ouragan dévastateur du 23 juillet 1851. La base est flanquée de contreforts d’angle en biais. Le portail s’ouvre sous deux archivoltes cintrées entourées d’une moulure, l’ensemble reposant sur des chapiteaux refaits dans le style roman avec un décor de feuillage. Le tympan représente Dieu le Père, bénissant de la main droite et maintenant de la gauche, le globe terrestre posé sur son genou. Il est encadré de deux anges adorateurs. Le haut de la façade forme pignon on y retrouve les mêmes baies géminées en plein cintre que sur le clocher, ainsi que la moulure. 

À l’intérieur, des chapiteaux romans ont été conservés. L’abside en cul-de-four est ornée d’une peinture murale. 

En 1950, la commune d’Oulon décide de faire restaurer l’église, Octave Bondon, le maire, accepte la proposition de François Langlare de décorer l’abside

Il choisit de représenter les conseillers municipaux de l’époque, vaquant à leurs occupations quotidiennes au fil des saisons, entourant un Christ en gloire au milieu d’un cœur rouge, avec l’inscription « Je suis avec vous au milieu des moissons ».

Les personnages représentés sont :

– Le semeur, Octave Bondon, maire ;

– L’homme au cheval, Albert Lauvergeon ;

– Le laboureur, Louis Mercier ;

– Le chasseur, Marcel Amoud ;

– Le vendangeur, Auguste Jarry ;

– La vendangeuse, Thérèse Langlare, épouse du peintre ;

– Le cueilleur de tabac, René Godard ;

– Sa fille sur l’échelle, Simone Godard ;

– La glaneuse, Lucienne Perny ; 

– Le faucheur, Louis Boulin ;

– Le jardinier, Pierre Godard ;

– Noiraud, le chien du maire.

Outre la valeur artistique de cette œuvre naïve, c’est le témoignage de l’amitié très forte qui unissait l’artiste au village. Le choix du sujet, les hommes à leur travail sous la bénédiction du Christ est certes très simple mais particulièrement émouvant pour tous les habitants du village dont certains retrouvent ainsi l’image d’un parent disparu. 

Les fonts baptismaux paraissent dater du XIIe : un socle carré, sur lequel repose la cuve sans décor, aux pans très effacés. Elle contient deux cuvettes en faïence de Nevers semblables à celles qui ont été fréquemment installées à la fin du XIXe

La paroisse d’Oulon a eu autrefois une chapelle dont on ignore l’emplacement, mais elle est désignée en 1392 par le nom de « chapelle du Bouchot » et en 1586, par celui de « chapelle du Bouchet ».

Autrefois à Oulon, rapporte Jean Drouillet, on mangeait pour le réveillon du blé en bouillie « pour faire grainer les blés » et, entre les deux Noëls, on ne faisait pas brûler les liens des gerbes.


Sylviane Jurquet

Messes à Oulon les quatre dimanches de février

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